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La CDC des Maskoutains appelle le nouveau gouvernement à des actions concrètes face aux multiples enjeux sociaux

il y a 3 heures
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À la suite du scrutin du 5 octobre, la Corporation de développement communautaire (CDC) des Maskoutains félicite les personnes élues dans les trois circonscriptions de la MRC des Maskoutains, soit Daniel-Johnson, Richelieu et Saint-Hyacinthe, ainsi que le Parti Québécois, appelé à former le prochain gouvernement. Elle salue aussi l'engagement de toutes les personnes candidates envers le débat démocratique.

 

Pendant la campagne, la CDC a invité les candidates et les candidats à se prononcer sur les préoccupations des organismes communautaires maskoutains. Pour la CDC, la fin de la campagne ne clôt pas cette conversation : elle en ouvre une nouvelle étape.

 

Des enjeux sociaux qui s'entrecroisent

La crise du logement persiste. L'itinérance augmente et prend des formes plus diverses, y compris une itinérance cachée difficile à mesurer. La hausse du coût de la vie fragilise de nombreux ménages, et l'accès aux services publics demeure difficile, notamment en santé mentale et en services psychosociaux.

 

À Saint-Hyacinthe comme dans les municipalités rurales de la MRC, ces réalités sont vécues quotidiennement dans les organismes communautaires, un maillon essentiel du filet social. Or, leurs équipes sont elles-mêmes sous pression : besoins croissants, financement à la mission insuffisant, hausse des coûts et difficultés de recrutement et de rétention du personnel.

 

« Les organismes communautaires sont aux premières loges des crises sociales. Trop souvent, ils doivent répondre à des personnes qui n'arrivent pas à obtenir les services publics dont elles ont besoin. Leur expertise est essentielle, mais ils ne peuvent pas remplacer l'État dans ses responsabilités. Il y a une véritable urgence d'agir », souligne Simon Proulx, directeur général de la CDC des Maskoutains.

 

Des engagements à concrétiser dès les 100 premiers jours

La CDC accueille favorablement la volonté du premier ministre désigné de faire de la lutte contre l'itinérance une priorité et d'en assumer personnellement la responsabilité. Le Parti Québécois s'est engagé à investir un milliard de dollars sur quatre ans pour réduire de moitié l'itinérance d'ici 2030, notamment par le logement, la prévention et un meilleur financement des organismes communautaires concernés. Il a aussi promis, dans ses 100 premiers jours, un budget spécial pour l'itinérance et 100 millions de dollars contre l'insécurité alimentaire. La CDC suivra de près la mise en œuvre de ces engagements.

 

L'itinérance demeure toutefois un phénomène multifactoriel, lié notamment à l'absence de logement abordable, à la pauvreté, à l'insécurité alimentaire, à la santé mentale, aux dépendances et aux ruptures de services. Les solutions devront être structurantes, prévisibles, élaborées avec les communautés et adaptées aux réalités hors des grands centres.

 

« L'itinérance est une faillite sociale. Elle est la manifestation la plus visible de crises qui s'additionnent depuis des années. Dans une société aussi riche que la nôtre, il est inacceptable que des personnes se retrouvent à la rue. Ce n'est pas une fatalité : avec la volonté politique et les moyens nécessaires, nous pouvons agir », affirme Simon Proulx.

 

Une responsabilité envers l'action communautaire

Adoptée en 2001 sous un gouvernement du Parti Québécois, la Politique gouvernementale de reconnaissance et de soutien de l'action communautaire reconnaît la contribution essentielle des organismes au développement social du Québec. Vingt-cinq ans plus tard, cette reconnaissance doit se traduire dans les moyens accordés.

 

Dans sa réponse au questionnaire de la CDC, Simon-Pierre Savard-Tremblay, élu dans Saint-Hyacinthe, s'est d'ailleurs engagé à défendre un financement à la hauteur des besoins réels, adapté aux réalités régionales et privilégiant la mission plutôt que le projet.

 

La CDC poursuivra donc sa revendication d'un financement à la mission globale adéquat et récurrent, dans le respect de l'autonomie des organismes. La mobilisation Le communautaire à boutte, à laquelle participent plusieurs organismes maskoutains, témoigne d'ailleurs de l'essoufflement d'équipes qui refusent que le sous-financement et la surcharge deviennent la norme.

 

Collaborer, dès maintenant

La CDC souhaite rencontrer rapidement les personnes élues afin de travailler avec elles à la recherche de solutions aux multiples enjeux sociaux qui touchent le territoire, de la ville-centre aux communautés rurales. Elle souhaite que cette collaboration s'établisse en amont des décisions et s'appuie sur l'expertise développée sur le terrain.

 

« Nous abordons ce mandat avec une réelle volonté de collaboration. Les organismes communautaires connaissent le terrain et sont prêts à contribuer aux solutions. Des engagements importants ont été pris, dont plusieurs pour les 100 premiers jours : il est maintenant temps de passer à l'action. Les personnes que nous accompagnons, elles, n'ont pas le luxe d'attendre », conclut Simon Proulx.

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